Culture
Culture dans le quartier

Jardin Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

Patrimoine

Eglise des Invalides (1679 – 1691)

L’hôtel Royal

L’origine de la construction de l’Hôtel des Invalides est la volonté de Louis XIV de faire édifier un hôpital destiné à assurer aide et assistance aux soldats invalides de ses armées. Au-delà du geste humanitaire, le dessein de Louis XIV était politique. Il fallait pouvoir rassembler les anciens soldats invalides issus pour la plupart des guerres de trente ans, que la population parisienne rejetait et qui refusaient d’être logés comme oblats dans les abbayes. De plus, Louis XIV qui avait des projets de conquête devait redorer l’image de son armée auprès de la population mais aussi sa propre image auprès de ses soldats.

 

Cour carrée Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

Le projet, situé sur la plaine de Grenelle, fut confié par Louvois (ministre d’Etat), à l’architecte Libéral Bruant. S’inspirant du plan de l’Escorial (le palais monastère de Philippe II d’Espagne près de Madrid), Bruant conçut un plan organisé autour de cinq cours dont une plus grande au centre : la cour royale.

En 1676, Louvois confia la  construction de l’église à Jules Hardouin-Mansart (1646 – 1708) qui travailla également à l’édification des pavillons d’entrée et aux infirmeries.

 

L’église : un mélange de solutions classiques et baroques

Il est possible que l’intention initiale de Louis XIV ait été de faire édifier un mausolée pour lui-même et la dynastie des Bourbons, mais la prudence (rappelant celle qui avait conduit au début du XVIe le pape Jules II à renoncer à l’édification de son propre mausolée de son vivant) l’amena à abandonner ce plan.

Avenue Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

La construction de l’église (de 1679 à 1691) fut confiée à Jules Hardouin-Mansart, l’architecte du grand Versailles. Le programme d’ensemble reprend et amplifie celui de son prédécesseur, François Mansart, pour l’église du Val-de-Grâce (1645 – 1658) dont l’ordonnance de la façade se référait aux schémas baroques avec la superposition de deux niveaux reliés par des accolades, l’importance donnée au péristyle d’entrée et l’opposition des volumes.

 

Fronton Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

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Mais Jules Hardouin-Mansart s’inspire aussi du schéma plus classique élaboré par Michel-Ange pour St-Pierre-de-Rome, avec l’installation d’un dôme sur une structure à plan centré (en croix grecque), l’ensemble jouant sur l’idée de verticalité.

 

 

 

Tambour Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

Coupole Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

Malgré le classicisme de la conception d’ensemble, l’architecte adopte des solutions baroques dans l’articulation des volumes. Ceux de la façade centrale, avec de forts ressauts. Celle du tambour sous la coupole, avec un rythme de deux demi-colonnes séparant des baies jumelles, installant un espace plein sur l’axe central de la façade là où les architectes classiques auraient privilégié l’ouverture d’un baie centrale. L’idée de verticalité qui préside à l’élévation du dôme, nettement plus elliptique que celui de St-Pierre-de-Rome, est aussi soulignée par le prolongement des colonnes de l’avant-corps vers le haut sur les contreforts du tambour, puis sur les ailerons et les nervures du dôme. Les trophées, placés sur les panneaux de la coupole, ajoutent à l’effet baroque d’ensemble.

 

 

 

Façade Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

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Dome et Fronton Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

Chevaux Invalides Paris 7e © 2011, Laurent DRANCOURT

© 2011, Laurent DRANCOURT

 

Eglise du Dôme

Place Vauban
75007 PARIS