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Avenue Plage - partie de football © 2011, Association Quartier Breteuil

© 2011, Association Quartier Breteuil

18 mai 2011
  • Environnement
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L’avenue plage

En préambule il n’est sans doute pas inutile de rappeler que l’accès aux pelouses de l’avenue de Breteuil a été permis suite à une proposition de Françoise de Panafieu lorsqu’elle était chargée des espaces verts de la Ville de Paris afin que les Parisiens profitent d’un grand nombre d’espaces verts jusque-là interdits.

Sur l’avenue de Breteuil, cette initiative généreuse s’est traduite par un accaparement immédiat des pelouses au profit quasi exclusif des joueurs de foot – on était alors dans l’ambiance de la coupe du monde de 1998 – alors que si les pelouses ont été rendues accessibles, les « jeux de ballons » ne sont toujours pas autorisés. La fréquence des matches, le vacarme qui les accompagnait et aussi l’apparition de trafics illicites dans la mouvance de ces rassemblements sportifs avaient conduit plusieurs riverains à se regrouper pour alerter les élus (voir historique de l’Association). Sur le terrain de la drogue, l’action de l’association a permis de démanteler un réseau important, même si tous les dealers n’ont pas disparu de l’horizon.

L’Association Quartier Breteuil avait également élaboré un projet d’aménagement de la plus grande des pelouses (située entre la rue d’Estrées et la Place El Salvador) afin d’empêcher la tenue de matches. Le projet d’aménagement prévoyait notamment l’ouverture de deux allées transversales, reprenant le dessin qui contourne le bassin voisin. Il était aussi prévu un terre-plein central de fleurs ou de lierre dont la hauteur n’aurait pas dépassé celle du bassin afin de respecter la perspective sur le bâtiment des Invalides. Ce projet a finalement été rejeté par l’architecte des Bâtiments de France, de même que l’installation de haies longitudinales et latérales (afin de réduire les risques de ballons projetés violemment sur la voirie).

Depuis, les matches perdurent, à une moindre fréquence, et les pelouses de l’avenue profitent davantage dans la journée aux jeunes du Lycée Victor Duruy et aux familles en fin de semaine, ce qui contribue à une ambiance plus sereine. Le problème aujourd’hui est davantage lié aux pique-niques de plus en plus nombreux le soir dès que le temps le permet. Ce sont des occupations également conviviales mais largement « arrosées » qui peu à peu transforment l’avenue en un open bar avec des happy hours prolongées, avec une incidence en terme de nuisances sonores et surtout de propreté. Les grappes de poubelles qui balisent désormais l’ensemble des allées, bien qu’installées en grand nombre, débordent très vite. Les jardiniers ont fort à faire pour nettoyer quotidiennement et matinalement – en particulier le dimanche matin –  les pelouses de tous les détritus qui y traînent.

L’association continue d’intervenir auprès des élus lorsque certaines limites sont atteintes. Ainsi en juin 2009, lorsqu’une algarade entre deux groupes de jeunes s’était soldée par des coups de couteaux, ou devant le spectacle désolant d’une avenue transformée en dépotoir après une soirée festive post-bac.

« Cette présence de plus en plus fréquente et tardive de piques-niques sur les pelouses, avec les nuisances sonores et de propreté qu’elle entraîne, est la question la plus “ressentie“ par les associations et plus largement les administrés dans le quartier », souligne René-François Bernard, adjoint au Maire du 7e en charge de l’environnement, aux espaces verts et à la propreté. Malgré les efforts déployés depuis 2009 pour assurer quotidiennement la propreté sur l’ensemble du périmètre de l’avenue – avec le dimanche matin le recours devant l’ampleur de la tâche à une société privée – la gestion des nuisances nocturnes liées aux soirées festives se heurte à une répartition des responsabilités. Comme tous les espaces d’une superficie dépassant un hectare, ceux de l’avenue de Breteuil relèvent directement de l’autorité de la mairie de Paris. C’est la mairie de Paris, et non la mairie du 7e, qui est responsable de l’état des pelouses de l’avenue et seule habilitée à intervenir en cas de troubles, par le biais d’agents qui n’interviennent que lors de manifestations exceptionnelles, comme les soirées d’après bac.

Faire en sorte que l’avenue reste un espace de détente sans favoriser les dérapages liés aux regroupements festifs n’est donc pas un problème simple à gérer. Madame Dati s’y emploie cependant et vient d’obtenir un arrêté préfectoral visant à interdire du 1er juin au 14 juillet 2011 l’accès aux pelouses du vendredi soir à partir de minuit au lundi matin, jusqu’à 7h, ainsi que la consommation d’alcool sur l’avenue et dans un périmètre assez large autour.

On espère que cette mesure permettra de sensibiliser l’ensemble des élus concernés afin que l’avenue de Breteuil demeure un espace de détente plutôt qu’une plage souillée et bruyante.

Interview de René-François Bernard, adjoint au Maire du 7e
délégué à l’environnement, aux espaces verts et à la propreté

 

Lieu

Avenue de Breteuil

23, avenue de Breteuil
75007 PARIS

nicolas +

Quelle honte. ces commentaires. Paris au parisien. Les pelouses aux parisiens. Achtez vous un appartement en grande banlieue pour avoir moins de problème. Ce n’est pas parceque que la quartier n’est pas à moins de 10 000 € le M2 personne qu’on ne peut s’amuser sur les pelouses. Je sais que le tombeau de Napéleon n’est pas loin, mais de la à avoir des idées tiranique c’est grave. Et conernant la drogue elle est partout et encore plus dans les poches des gosses de riches.

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