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© Association Quartier Breteuil

14 nov 2012
  • Environnement
  • Urbanisme
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Retour sur le jardin Catherine Labouré

La rétrocession par la Congrégation des Filles de la Charité de 7 500 mètres carrés de leur jardin à la Mairie de Paris pour y instaurer un grand jardin public, qui  constitue un remarquable geste vincentien, est un acte exemplaire dans l’urbanisme de notre société.

Acte gratuit, initié à la demande du Comité d’Aménagement du 7e ainsi que des associations des parents d’élèves des établissements scolaires publics et privés de l’arrondissement. Acte dont la réalisation n’implique que deux conditions essentielles :

-       La première est le maintien du caractère champêtre du jardin rétrocédé par la congrégation. Maintien de sa végétation, notamment les plants de vigne et les arbres fruitiers, ainsi que le tracé des allées. Cette condition a été et demeure fort bien appliquée.

-       La deuxième condition non moins essentielle est la conservation intégrale du mur qui entoure et protège le jardin public Catherine Labouré. Mur qui n’a d’autre franchissement que l’actuelle porte ouverte dans la journée sur le trottoir de la rue de Babylone, là où sont en faction, de façon permanente, des agents des forces de l’ordre, en face du mur du jardin de l’hôtel Matignon.

 

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Ce serait un risque grave si le promoteur immobilier, la Cogedim, parvenait à obtenir l’ouverture dans le mur au fond du jardin public d’un accès de communication entre le nouvel espace privé résidentiel et le jardin Catherine Labouré. Risque grave car les enfants pourraient alors s’échapper, à l’insu de leurs accompagnateurs, par la porte donnant sur le jardin privé ouvert sur le trottoir de la rue de Sèvres. Risque inacceptable, quelque soit l’erreur commise par le signataire de la Mairie du 7e avec le promoteur immobilier, la Cogedim.

Nous rappelons ici la position exprimée par la Congrégation des Filles de la Charité telle que la cite le rapport public du commissaire enquêteur qui stipule : « Les Sœurs de Saint Vincent de Paul s’opposent à la liaison avec le jardin Catherine Labouré par le percement du mur. »

Malgré celle position claire la menace d’une ouverture perdure. Dans l’agence de vente des luxueux appartements construits par la Cogedim, son représentant chargé de l’accueil des éventuels acquéreurs leur annonce avec certitude le projet d’une porte leur donnant accès au grand jardin champêtre Catherine Labouré. C’est là un argument commercial qu’on ne peut accepter de confondre avec la lucide charité des sœurs de Saint Vincent de Paul.

Lieu

Jardin Catherine Labouré

29, rue de Babylone
75007 PARIS

Benoît G +

Cet article appel à deux réactions.

La première, est que l’acte qualifié de “gratuit” nécessiterait quelques précisions, notamment au niveau des contreparties que la Mairie de Paris a concédé lors de la signature de la convention de 1977.

Ensuite, laisser croire que ce jardin est une garderie et que les parents pourraient se défausser sur la police qui protège les ministères situés de l’autre côté de la rue est une erreur.

Les enfants méritent une surveillance permanente, le danger est souvent là où l’on ne le voit pas. http://www.alerte-enlevement.gouv.fr/index.php?rubrique=10453

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